L’intégration différenciée des centres d’activités physiques dans les politiques publiques de développement local.
10 mars 2026 · 14h00 – 17h00
En France, la décentralisation s’inscrit dans un processus de moyenne durée, dont les origines remontent aux années 1950-1960. Plusieurs dispositifs, réformes et expérimentations locales ont progressivement préparé le terrain aux lois Defferre du début des années 1980. Ces montages institutionnels préfigurent l’émergence d’une nouvelle forme d’action publique, marquée par une attention croissante portée au développement local. Ils témoignent de la volonté des exécutifs locaux de coordonner une multiplicité d’acteurs – aux logiques d’action et intérêts hétérogènes – autour de projets collectifs visant la valorisation de ressources endogènes. Cette territorialisation de l’action publique à des fins économiques s’est accélérée après les lois de décentralisation 1982 et 1983. Elle a conduit les acteurs publics à reconsidérer le secteur des activités physiques et sportives en l’envisageant comme un registre d’intervention privilégié.
C’est dans ce contexte de recomposition des cadres de l’action publique que s’inscrit la réflexion proposée. Cette séance entend ainsi analyser la manière dont certains centres d’activités physiques et sportives – centres de classes de mer, établissements thermaux et centres équestres – participent à des projets dont les enjeux dépassent le seul registre des loisirs. À partir de trajectoires historiques et sectorielles différenciées, elle interroge les modalités de leur intégration, plus ou moins forte selon les contextes, dans des configurations locales d’action publique, ainsi que les conditions de leur transformation en ressources territoriales.
Au programme :
1) Claude Lafabrègue (Cerrev, Université de Caen), Jérôme Fouilleul (Doctorant au CREAD, Université de Bretagne Occidentale) : « D’une expérience pédagogique locale à la fabrique d’une ressource territoriale intégrée: le cas de Moulin-Mer ».
2) Adrien Sonnet (Cerrev, Université de Caen) : « (Ré)affirmer une identité sportive. Les villes thermales entre fragilisation sectorielle et recomposition territoriale ».
3) Fanny Le Mancq (Cerrev, Université de Caen), Emilie Salaméro (Cresco, Université de Toulouse) : « Nouer des relations stratégiques avec les acteurs du territoire : le cas des dirigeants équestres ».
